Tout ce qui est sur terre doit périr, la dernière licorne – Michel Bussi

De quoi parle le livre :

Ce livre de Michel Bussi a en premiers lieux été publié sous un pseudonyme car comme l’auteur le raconte lui-même, cela lui permettait de s’ouvrir à de nouveaux genres sans que son nom influence les ventes du livre. Bien que complètement différent du reste des œuvres de Michel Bussi sur le fond, ce livre reste encré dans le réel.

L’histoire suit Zak Ikabi, un jeune homme au passé mystérieux qui débarque un jour à Toulouse dans l’objectif de mettre la main sur un dossier d’une importance capitale. Il fait alors la rencontre de Cécile Servale glaciologue de rang mondial ainsi que du professeur Arsène Parella. C’est alors que le destin de ces trois personnages s’entremêle puisqu’ils sont pris pour cible par un groupe armé du proche orient baptisé Nephilim. S’engage alors contre la volonté des protagonistes une course-poursuite ou la survie est de tous les instants, les conduisant de Toulouse jusqu’au Mont Ararat, clé de tous les mystères. Car s’ils veulent survivre, ils n’ont d’autres choix que de résoudre l’une des plus grandes énigmes de l’humanité : le déluge et l’arche de Noé.

Dans ce livre se mêle donc à la fois le réel mais aussi la politique et la religion. Tout est question de secrets conservés afin de maintenir une relative stabilité mondiale mais au prix de nombreux sacrifices dont les protagonistes pourraient bien être des victimes collatérales.

Les points positifs :

  • Ce livre nous invite inévitablement à l’aventure avec un grand A.
  • L’histoire captivante nous pousse à poursuivre la lecture des heures durant.
  • Au fil de la lecture nous en apprenons plus sur les mythes du déluge ainsi que celui des licornes qui lui est lié. Cela permet donc de développer sa culture générale.
  • Les lieux décrits par l’auteur sont toujours aussi réalistes ce qui permet de se projeter à fond dans l’histoire et de pouvoir visualiser précisément les lieux avec une simple recherche sur internet ce qui peut améliorer l’expérience littéraire pour ceux ayant de moins bonnes capacités de visualisation mentale (ou simplement pour les plus curieux 😉

Les points négatifs :

  • On ne retrouve pas toute la finesse que l’on pourrait attendre d’un tel livre.

Mon avis :

Ce livre nous tient en haleine du début à la fin et il est impossible de prévoir ce qui arrivera tant les personnages sont complexes, manipulateurs et n’hésite pas à la jouer solo si cela peut leur permettre de s’en sortir vivant. On sent dès le départ que tout ne sera pas tout rose et qu’il y aura de la casse dans chaque camp ce qui rend le récit palpitant et nous pousse à toujours recommencer le prochain chapitre. Sans compter que l’on réalise facilement à quel point le sujet est maîtrisé. Personnellement, j’ai ressenti la même chose que lorsque j’ai lu le Da Vinci Code de Dan Brown : le sentiment que ce nous racontait l’auteur était peut-être finalement bien réel. Ici Michel Bussi joue à la perfection avec les éléments artistiques et historiques réels ce qui donne du corps au récit.

La seule critique qui selon moi gâche un peu l’œuvre est la finesse de l’écriture. Je trouve que celle-ci manque de raffinement, qu’elle reste assez brute. Même si cela peut être un avantage puisque l’on facilite l’accès au roman à de moins bon lecteur ou à des lecteurs plus jeunes, cela reste dommage car en tant que bon lecteur ou amateur de littérature l’expérience littéraire en est amoindrie.

Notes : 3,5/5

Octobre 2019, 764 pages, Édition Pocket

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